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Voyager et habiter le monde autrement

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Voyager et habiter le monde autrement

Comment devenir semi-expatrié et vivre une partie de l’année à l’étranger

Quand on entend le mot « expatriation », on imagine souvent un grand départ définitif.

On vend la maison.

On donne ces plantes à sa sœur.

On essaie de faire entrer trente/quarante ans de vie dans quatre valises.

Puis on annonce à tout le monde qu’on part vivre sous les palmiers, comme si l’on venait de décrocher un rôle principal dans une série Netflix.

Pourtant, il existe une autre façon de vivre ailleurs.

Une façon plus progressive, plus souple et, pour beaucoup de personnes, beaucoup plus réaliste : devenir semi-expatrié.

Être semi-expatrié, c’est partager son année entre le Québec et un autre pays.

Certaines personnes partent deux ou trois mois pendant l’hiver.

D’autres vivent six mois ici et six mois ailleurs.

Certaines conservent leur propriété au Québec, alors que d’autres choisissent un appartement plus petit, une résidence secondaire ou une solution de location.

Il n’existe pas une seule bonne formule.

L’objectif n’est pas de reproduire le modèle de quelqu’un d’autre.

L’objectif est de créer un mode de vie qui correspond réellement à vos finances, à votre santé, à votre famille et à votre capacité d’adaptation.

Parce qu’entre aimer passer deux semaines dans un tout-inclus et vivre plusieurs mois dans un autre pays, il y a une légère différence.

Disons qu’après trois semaines, le buffet n’est généralement plus compris et quelqu’un doit finir par acheter du papier de toilette.

Qu’est-ce qu’un semi-expatrié?

Le terme « semi-expatrié » n’est pas un statut officiel inscrit dans un passeport.

Il décrit plutôt une personne qui vit une partie importante de l’année à l’étranger, tout en conservant des attaches dans son pays d’origine.

Ces attaches peuvent être une résidence, des comptes bancaires, des assurances, une entreprise, des obligations fiscales, des rendez-vous médicaux ou simplement le désir de revenir régulièrement auprès de sa famille.

Le semi-expatrié ne part donc pas nécessairement pour toujours.

Il organise sa vie entre deux endroits.

Cette formule attire notamment les retraités, les travailleurs autonomes, les télétravailleurs, les propriétaires d’entreprise et les personnes qui souhaitent tester une destination avant de prendre une décision plus définitive.

Elle permet de vivre ailleurs sans obligatoirement couper tous les liens avec le Québec.

Sur papier, c’est magnifique.

Dans la vraie vie, il faut tout de même réfléchir à quelques détails.

Par exemple : où allez-vous habiter?

Combien cela coûtera-t-il réellement?

Combien de temps pouvez-vous rester légalement dans le pays?

Que ferez-vous de votre maison pendant votre absence?

Et surtout, avez-vous envie de vivre dans cette destination ou aimez-vous simplement y passer des vacances?

Ce n’est pas tout à fait la même question.

Commencer par définir votre propre formule

Avant de chercher une maison au bord de la mer, il faut déterminer ce que signifie, pour vous, devenir semi-expatrié.

Souhaitez-vous fuir uniquement les mois les plus froids?

Voulez-vous vivre six mois complets à l’étranger?

Préférez-vous louer un logement ou acheter une propriété?

Comptez-vous retourner chaque année au même endroit ou découvrir plusieurs pays avant de choisir?

Une personne qui part huit semaines n’aura pas les mêmes besoins qu’une personne qui s’installe six mois.

Pour un séjour relativement court, une location meublée peut suffire.

Pour une période plus longue, il faudra réfléchir davantage au transport, à l’assurance, aux services médicaux, au téléphone, aux opérations bancaires, à la sécurité et à l’organisation de la vie quotidienne.

Vous devrez également décider ce que vous conservez au Québec.

Certaines personnes gardent leur maison et la laissent vide.

D’autres la louent pendant leur absence.

Quelques-unes vendent leur propriété pour réduire leurs dépenses et conserver uniquement un pied-à-terre.

Chaque solution possède ses avantages et ses risques.

Louer sa maison peut générer un revenu, mais cela signifie aussi devenir propriétaire-locateur pendant qu’on se trouve à quelques milliers de kilomètres.

Ce n’est pas toujours aussi reposant que la photo du hamac le laissait croire.

Tester la vie quotidienne avant de vous installer

L’une des meilleures façons de préparer une semi-expatriation est de tester la destination pendant une période suffisamment longue.

Pas seulement pendant les vacances de Noël.

Louez un logement dans un quartier où les résidents vivent réellement.

Faites votre épicerie.

Utilisez les transports.

Essayez de régler un petit problème du quotidien.

Visitez une clinique, une pharmacie et une banque.

Vérifiez la qualité de la connexion Internet.

Observez le bruit, la circulation et la sécurité à différents moments de la journée.

Après quelques semaines, vous commencerez à découvrir la vraie personnalité de l’endroit.

Vous verrez si la chaleur vous convient réellement.

Vous découvrirez peut-être que le petit village parfaitement tranquille devient un peu trop tranquille après dix jours. Ou que la ville animée que vous adoriez en vacances ressemble étrangement à un concert permanent lorsque vous essayez de dormir.

Il faut aussi visiter la destination à différentes périodes de l’année lorsque c’est possible.

Une région peut être merveilleuse pendant la saison sèche et beaucoup plus exigeante pendant la saison des pluies.

Certains commerces peuvent ralentir pendant la basse saison.

Les routes, les moustiques, l’humidité et même l’accès à certains services peuvent changer.

L’objectif n’est pas de chercher un endroit parfait.

Cet endroit n’existe pas.

L’objectif est de déterminer quels inconvénients vous êtes capable d’accepter sans passer vos journées à expliquer que « ce n’est pas comme ça au Québec ».

Calculer le vrai coût d’une vie entre deux pays

La semi-expatriation peut coûter moins cher que la vie à temps plein au Québec, mais ce n’est pas automatique.

Tout dépend de la destination, du type de logement, de la durée du séjour et surtout des dépenses que vous continuez d’assumer au Québec.

Une personne qui conserve sa maison, son automobile, ses assurances, ses abonnements et l’ensemble de ses frais fixes ne remplace pas nécessairement ses dépenses.

Elle ajoute parfois un deuxième mode de vie par-dessus le premier.

Il faut donc construire un budget réaliste.

Ce budget devrait comprendre le logement à l’étranger, les billets d’avion, les assurances, les déplacements locaux, l’alimentation, les communications, les frais bancaires, les soins médicaux, les activités et les imprévus.

Il faut également calculer ce qui continue d’être payé au Québec : hypothèque ou loyer, taxes municipales, électricité, entretien, déneigement, assurances et frais liés à l’automobile.

Le plus grand piège consiste à comparer le prix d’un repas au restaurant avec celui du Québec et à conclure que toute la vie coûtera deux fois moins cher.

Un café moins cher reste une bonne nouvelle.

Mais il ne paiera pas votre assurance voyage, votre billet d’avion ni la réparation de votre chauffe-eau laissée seul au Québec en février.

Vérifier combien de temps vous pouvez rester légalement

Avant de planifier un séjour de six mois, il faut vérifier combien de temps le pays choisi vous autorise à rester.

Les règles varient selon la destination, votre citoyenneté, le type de séjour et le statut migratoire demandé.

Dans certains pays, un visiteur peut demeurer plusieurs mois.

Dans d’autres, la période autorisée est plus courte ou dépend de la décision prise au moment de l’entrée. Une prolongation peut parfois être possible, mais elle n’est pas toujours automatique.

Il ne faut jamais construire son projet autour de ce qu’un voisin, un groupe Facebook ou un inconnu rencontré sur une plage affirme avoir fait.

« Moi, ça a fonctionné » n’est pas une politique migratoire.

Si vous souhaitez acheter une propriété, travailler, exploiter une entreprise ou demeurer plus longtemps, des démarches supplémentaires peuvent être nécessaires.

Être propriétaire d’une maison dans un pays ne vous donne pas nécessairement le droit d’y vivre aussi longtemps que vous le souhaitez.

Posséder des murs et obtenir un statut migratoire sont deux choses différentes.

Ce détail est beaucoup moins séduisant qu’une terrasse avec vue sur la mer, mais il mérite d’être vérifié avant de signer.

Comprendre les conséquences fiscales et administratives

Partager sa vie entre deux pays ne fait pas disparaître les responsabilités fiscales.

La durée de votre séjour à l’étranger ne suffit pas, à elle seule, pour déterminer votre statut fiscal.

Vos liens avec le Canada et le Québec peuvent aussi être pris en considération : résidence disponible, conjoint, personnes à charge, comptes, permis, assurances et autres attaches importantes.

La situation d’un retraité ne sera pas nécessairement la même que celle d’un travailleur autonome ou d’une personne qui exploite une entreprise.

Avant de modifier votre résidence principale, de louer votre propriété, de vendre certains actifs ou de transférer une partie de vos activités à l’étranger, il est prudent de consulter des professionnels qui connaissent les situations internationales.

Vous devrez aussi vérifier les conséquences possibles sur votre couverture d’assurance maladie, vos assurances privées, votre permis de conduire et votre droit de séjour.

Ce n’est pas la partie la plus glamour du projet.

Personne ne publie une photo Instagram intitulée : « Quel bonheur, je viens de vérifier mes obligations fiscales entre deux pays. »

Pourtant, ce sont souvent ces vérifications qui permettent ensuite de profiter de son projet sans mauvaise surprise.

Organiser votre résidence au Québec pendant votre absence

Une maison vide pendant plusieurs mois demande une véritable organisation.

Votre assureur doit être informé de vos absences prolongées.

Certaines polices prévoient des obligations particulières lorsqu’une résidence demeure inoccupée : visites régulières, maintien du chauffage, fermeture de l’eau ou surveillance des installations.

Les exigences peuvent varier d’un contrat à l’autre.

Il faut également prévoir la réception du courrier, l’entretien extérieur, le déneigement, les pannes de courant et les situations urgentes.

Une personne de confiance devrait pouvoir accéder à la propriété au besoin.

Si vous choisissez de louer votre maison pendant votre absence, la préparation devient encore plus importante. Il faudra vérifier les règles applicables, les assurances, la fiscalité, la sélection des occupants et la gestion des problèmes à distance.

La semi-expatriation fonctionne mieux lorsque le Québec ne devient pas une source constante d’inquiétude pendant votre séjour.

Partir vivre ailleurs pour passer vos journées à vérifier votre caméra de porte d’entrée n’est pas exactement le sentiment de liberté recherché.

Préparer sa santé et ses assurances

Les besoins médicaux doivent être évalués avant le départ, particulièrement pour les séjours de plusieurs mois.

Vous devez savoir comment fonctionne le système de santé de votre destination.

Où se trouvent les cliniques et les hôpitaux?

Quels établissements sont privés ou publics?

Devrez-vous payer les soins immédiatement?

Votre assurance remboursera-t-elle directement l’établissement ou devrez-vous avancer les sommes?

Les conditions de votre assurance doivent être lues attentivement.

Il faut vérifier la durée maximale du voyage, les exclusions, les maladies préexistantes, les renouvellements, les médicaments et les activités couvertes.

Une assurance qui convient pour deux semaines ne convient pas nécessairement pour cinq ou six mois.

Pensez aussi à apporter une réserve suffisante de médicaments, une copie de vos ordonnances, vos renseignements médicaux importants et les coordonnées de votre assureur.

Le but n’est pas de partir en imaginant tout ce qui pourrait mal tourner.

Le but est de ne pas devoir comprendre son contrat d’assurance pour la première fois au milieu d’une urgence médicale, dans une langue que l’on maîtrise approximativement.

Choisir un pays qui correspond à votre vraie vie!!!

Beaucoup de personnes choisissent une destination parce qu’elles y ont vécu un magnifique voyage.

C’est un bon point de départ, mais ce n’est pas suffisant.

Pour devenir semi-expatrié, il faut évaluer la destination selon votre quotidien réel.

Avez-vous besoin d’un accès rapide à des soins médicaux?

Souhaitez-vous vivre près de la mer, dans une grande ville ou dans un secteur plus rural?

Avez-vous besoin d’une voiture?

Parlez-vous la langue locale?

Voyagez-vous avec un animal?

Voulez-vous rencontrer d’autres expatriés ou vous intégrer davantage à la population locale?

Le coût de la vie est important, mais ce n’est pas le seul critère.

Un pays très abordable peut devenir une mauvaise décision si vous ne vous y sentez pas en sécurité, si les services dont vous avez besoin sont trop éloignés ou si le climat vous épuise.

À l’inverse, une destination un peu plus coûteuse peut mieux répondre à vos besoins et vous permettre d’y vivre plus longtemps avec plaisir.

Il ne faut pas choisir le pays le moins cher.

Il faut choisir celui dans lequel votre vie peut réellement fonctionner.

Ne pas confondre liberté et improvisation

La semi-expatriation apporte énormément de liberté.

Vous pouvez éviter une partie de l’hiver, découvrir une nouvelle culture, ralentir votre rythme de vie et profiter d’un environnement différent sans renoncer complètement à votre vie québécoise.

Mais la liberté ne signifie pas l’absence de préparation.

Au contraire, plus votre projet est bien organisé, plus vous aurez la liberté d’en profiter.

Il faut prévoir une marge financière, une solution de retour, des documents accessibles, des personnes-ressources et un plan lorsque les choses ne se déroulent pas exactement comme prévu.

Parce qu’elles ne se dérouleront pas exactement comme prévu.

Un vol sera déplacé.

Un appareil brisera.

Un propriétaire répondra trois jours plus tard.

Une démarche administrative prendra plus de temps que ce que quelqu’un avait annoncé sur Internet.

Ce n’est pas nécessairement un signe que le projet est mauvais.

C’est simplement la vie quotidienne qui vous rappelle qu’elle aussi a fait ses valises.

Commencer progressivement

Vous n’avez pas besoin de décider aujourd’hui où vous passerez les vingt prochaines années.

Vous pouvez commencer par un séjour d’un mois. Puis revenir pendant trois mois. Tester un autre quartier. Comparer deux régions. Louer avant d’acheter. Observer la saison des pluies. Calculer vos dépenses réelles.

Vous pouvez aussi découvrir qu’un pays que vous adoriez en vacances ne vous convient pas pour y vivre.

Ce n’est pas un échec. C’est précisément la raison pour laquelle une approche progressive est intelligente. Devenir semi-expatrié permet de tester le projet sans tout bouleverser immédiatement. Vous conservez une base connue pendant que vous apprenez à fonctionner dans un nouvel environnement.

Avec le temps, vous pourrez décider de maintenir ce mode de vie, d’augmenter la durée de vos séjours ou de vous installer plus durablement à l’étranger.

La bonne décision n’est pas nécessairement la plus spectaculaire.

C’est celle qui demeure encore agréable une fois que l’excitation du départ est passée.

Se préparer avant de choisir

C’est exactement la raison pour laquelle j’ai créé L’immobilier d’ailleurs.

Je ne cherche pas à vendre le rêve d’une vie parfaite sous les palmiers.

Je veux vous aider à comprendre ce que vivre ailleurs implique réellement : le budget, les visas, la santé, le logement, la vie quotidienne, la sécurité, les animaux, le travail et toutes ces petites réalités auxquelles on ne pense pas toujours avant de partir.

Ma formation complète sur le Mexique permet d’explorer le pays bien au-delà des vacances.

Elle vous aide à évaluer si ce mode de vie correspond à votre situation et à préparer votre projet avec une vision beaucoup plus claire.

Et si vous hésitez encore entre plusieurs destinations, mon programme Mon choix aux Caraïbes a été conçu pour vous aider à comparer différents pays selon votre profil, vos besoins et vos priorités.

Parce qu’un ailleurs, ça se rêve…

Mais surtout, ça se vérifie.

Devenir semi-expatrié ne consiste pas seulement à acheter un billet d’avion et à trouver un appartement avec un balcon.

C’est construire une vie entre deux pays.

Une vie qui respecte votre budget, vos obligations, vos relations, votre santé et votre besoin de sécurité.

Vous n’avez pas besoin de tout quitter pour commencer à vivre ailleurs.

Vous avez simplement besoin d’un projet réaliste, d’une destination qui vous correspond et d’une préparation suffisamment solide pour que l’aventure demeure agréable une fois les valises défaites.

Et si vous commencez par passer l’hiver au chaud sans vendre votre souffleuse immédiatement, personne ne vous jugera.

La prudence aussi peut voyager en classe économique.

Moins sexy mais ...

Je travail très fort a écrire ces textes.

Je ne suis pas du type écrivaine et en 2022 lors de ma 1ere version de mon accompagnement L'immobilier d'ailleurs; l'idée de faire un blog me donnait la nausée!

Merci de me lire et merci de votre indulgence sur ma syntaxe.

Judith B.

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